Réforme parlementaire avant réforme électorale, 2.

Idée de vote parlementaire pondéré, le VPP de Bertrand Lemire.

Lors d’une mise aux voix à l’Assemblée nationale, un& élu disposerait d’un nombre de points parlementaires égal au nombre de votes obtenus à son élection augmenté d’une part d’une cagnotte de parti garnie des votes aux candidats& de son parti qui n’ont pas été élus.

Ainsi, suite à l’élection du 5 octobre dernier, les élus& se partageraient 4 284 462 points, le nombre de bulletins valides produits. Les élus de QS en ont obtenu 126 859, les autres candidats de ce parti 405 234, pour un total de 532 093.

En colonne Force, sous VPP, les élus& obtiennent 12,42 % du pouvoir de décider; sous procédure uninominale actuelle, les élus& ne totalisent que 7 % de la force décisionnelle.

Rappel de deux principes qui fondent le VPP :

  1. Un député élu (celui ayant le plus de votes lors de l’élection, comme actuellement) se voit attribuer, pour son vote au Parlement, un poids relatif en fonction de son suffrage (nombre de votes en sa faveur par rapport à l’ensemble des votes valides sur tout le territoire).
  2. À ce poids, on ajoute un poids supplémentaire représentant les «votes perdus» de son propre parti dans d’autres circonscriptions gagnées par des partis adversaires; ce poids supplémentaire lui est attribué au prorata du poids établi par le principe #1. Un élu indépendant ne profite pas de ce poids supplémentaires, n’étant rattaché à aucun parti.

Au principe 1, votes valides sur tout le territoire signifiait le Canada en 2016 et signifie le Québec en 2025 au tableau ci-devant. à l’élection récente, le nombre de votes valides sur le territoire québécois se monte à 4 284 462.

Au tableau, la première colonne rapporte simplement le nombre de votes que se sont mérités les élus de QS. Source, Élections Québec.

En deuxième colonne, sous provenance des points, se trouve la somme du nombre en colonne précédente plus la fraction de la cagnotte de parti qui revient à l’élu& en vertu du principe 2. En première rangée, (19 431 / 126 859) X 405 234. La colonne suivante expose cette somme, 81 501. Sur 4 284 462 votes, ce nombre fait 1,902 de force de décision, pratiquement 2 plutôt qu’un. Bertrand Lemire arrondi au quart près.

Avertissement, à vérifier. Il se peut que j’aie mal interprété le principe 1. J’ai retenu 19 431 sur 126 859 pour « ensemble des votes valides sur le territ. En relecture 19 431, c’est correct, tout le territoire, ce serait plutôt 4 284 462.

Le nombre de votes que se mérite un candidat& est relatif au nombre d’électeurs inscrits& dans la circonscription et au taux de participation là. Faudrait-il en tenir compte, calibrer, moduler ?

Au tableau, Alexandre Boulerice a pratiquement deux fois plus de force que Roxane Milot. Le faible taux de participation la défavorise. Le taux de participation plus fort pour Alexandre Boulerice et Etienne Grandmont les favorisent. Le taux de Ruba Ghazal à 66,5 est sous la moyenne QS mais à 1,74, sa force décisionnelle élevée.

Avec la mise aux voix parlementaire pondérée, la force décisionnelle de QS double presque, passe de 7 % à 12, 42.

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