Continuité électorale et parlementaire au Québec

Commentaire publié en complément à l’article de Jean-François Lysée Minoritaire, Le Devoir, samedi 3 août, Chronique.

Chainon manquant au Québec en continuité électorale et parlementaire.

Pour éviter l’invivable, l’inapplicable en Québec, il y a moyen de faire proportionnel sans agrandir les territoires des élus& et créer deux types de député&, le VPP, le vote parlementaire pondéré. C’est à la fois préférentiel parti et proportionnel électeurs&.

Bertrand Lemire a conçu et décrit ce chainon manquant dans un mémoire soumis au fédéral en 2016 et sur un blogue dédié en février 2025, pourlevpp.org/. Cette récente version contient une simulation qui donne une idée de ce que ce chainon aurait donné si appliqué aux lendemains du 3 octobre 2022.

L’originalité de l’affaire est qu’un& élu y dispose d’une force parlementaire de deux sources : d’abord proportionnelle au nombre de votes obtenus dans sa circonscription et ensuite augmentée d’une part d’une cagnotte de parti garnie des votes qu’ont gagné ses collègues qui n’ont pas été élus&.

Ainsi, nos députés ne disposent plus en notre Assemblée nationale d’une force intégrale, et charge mentale, de un sur leur nombre lors d’une mise aux voix mais d’une force particulière proportionnelle à un nombre d’électeurs& et préférentielle parti. C’est possible maintenant que la mise aux voix est devenue la mise au doigt j’imagine, électronique, en notre Assemblée depuis septembre 2023.

Le procédé ne garantit pas que chaque député& soit voulu par un minimum de 50 % des électeurs& de sa circonscription. Par contre, il garantit à l’électeur& que sa force, un point sur le nombre de bulletins valides, augmentée population si désiré, sera portée par un& élu du parti qu’il préfère. Il semble qu’une majorité d’électeurs& votent pour un parti avant de voter pour un candidat&.

Je ne vois pas pourquoi les conservateurs et les solidaires seraient contre une loi de l’Assemblée nationale qui répartirait les budgets et les droits de parole en fonction du suffrage obtenu, et non du nombre de sièges.

En système démocratique, pourquoi diable un parti devrait obtenir 10 % de voix pour se voir accorder d’office un siège ? Au VPP de Bertrand Lemire, en 2022, le Parti conservateur aurait eu un représentant avec une force parlementaire de 530 786 électeurs&, de 12,91 %; le Parti vert aussi avec la force de 31 054 électeurs&, 0,76 %; Le Parti nul ? – Non !  1 074 électeurs&, trop en bas de la moyenne 4 112 821 / 125 font 32 903.

En haut de la moyenne le 5 octobre prochain selon les dernières projections de Qc125+2, ÉCQ – CAQ aurait un représentant d’office; j’ajouterais un adjoint& par moyenne et demie, 49 534 électeurs&.

Je n’ai pas creusé l’affaire mais il me semble que nous devons au PQ et à la CAQ que nos élus& n’aient plus l’obligation, pour accéder au siège obtenu, de prêter et signer que le seul serment suivant :

« Je, (nom du député), déclare sous serment que je serai loyal envers le peuple du Québec et que j’exercerai mes fonctions de député avec honnêteté et justice dans le respect de la constitution du Québec. »

Merci !

Un électeur sur 48 105 en circonscription Taschereau, le même sur 591 152 en Capitale-Nationale, le même sur 6 433 723 d’inscrits& à la liste électorale en l’État du Québec au 31 octobre 2025 et une personne sur environ 9,03 millions de gens en ce pays au sens de Gilles Vigneault au 1 janvier 2026.

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