Le VPP de Bertrand Lemire et l’Entente transpartisane de mai 2018.

Blogue pour le Vote Parlementaire Pondéré de Bertrand Lemire.

  1. Un député élu (celui ayant le plus de votes lors de l’élection, comme actuellement) se voit attribuer, pour son vote au Parlement, un poids relatif en fonction de son suffrage (nombre de votes en sa faveur par rapport à l’ensemble des votes valides sur tout le territoire).
  2. À ce poids, on ajoute un poids supplémentaire représentant les «votes perdus» de son propre parti dans d’autres circonscriptions gagnées par des partis adversaires; ce poids supplémentaire lui est attribué au prorata du poids établi par le principe #1. Un élu indépendant ne profite pas de ce poids supplémentaires, n’étant rattaché à aucun parti.
  3. Un parti qui n’a pas d’élu mais qui récolte des suffrages au-dessus d’un certain seuil, se fait attribuer un «représentant» au Parlement, représentant qui obtient le poids total de son parti (toujours selon le suffrage).

L’Entente transpartisane de mai 2018 concernant la réforme du mode de scrutin au Québec : le PQ, la CAQ, QS et le PV s’engagent à agir ensemble.

ATTENDU les travaux nous ayant réunis depuis le printemps 2016 sous l’égide du Mouvement Démocratie Nouvelle.

ATTENDU la promesse faite par tous les partis politiques à l’élection générale de 2003, à la suite des États-généraux sur la Réforme des institutions démocratiques, d’abandonner le scrutin uninominal à un tour à cause des accrocs démocratiques qu’il génère quant à la représentation citoyenne équitable.

ATTENDU notre accord sur les six principes de base devant guider le choix du système électoral en remplacement du mode de scrutin actuel :

• 1 – Refléter le plus possible le vote populaire de l’ensemble des Québécoises et des Québécois.

• 2 – Assurer un lien significatif entre les électeurs-trices et les élu-e-s.

• 3 – Viser le respect du poids politique des régions.

• 4 – Favoriser la stabilité du gouvernement par des mesures encadrant les motions de censure.

• 5 – Offrir un système accessible dans son exercice et sa compréhension.

• 6 – Contribuer à une meilleure représentation des femmes, des jeunes et des communautés ethnoculturelles.

Je comprends que l’engagement était à l’effet d’agir ensemble d’abord lors de la campagne électorale, de mai à octobre. Le mode de scrutin n’a pas été, de loin, un élément marquant de la campagne électorale ce qui fait que les parti Québécois, Québec solidaire et Parti vert à cet aspect de l’Entente n’ont rien de sérieux à reprocher à la CQ.

Je comprends que le désir d’abandonner le scrutin uninominal à un tour était à cause des accrocs démocratiques qu’il génère quant à la représentation citoyenne équitable. Le VPP, en retenant le transfert des votes perdants aux collègues de parti supprime les accrocs démocratiques de l’uninominal.

Aux points 2 et 5, les liens actuels entre les élus& et les électeurs& ne peuvent pas être mieux assurés qu’avec le VPP en ne les dérangeant pas. Les électeurs& n’ont pas à comprendre et exercer une nouvelle façon de faire.

En un, je me demande qu’est-ce que le vote populaire. Par exemple, si le parti gagnant l’est avec moins de vote que le premier parti perdant, je considère qu’il n’y a pas respect du vote populaire. Quand il n’y a que deux parti en lutte, le vote populaire est celui du gagnant. Quand il y a plus que deux partis, je parlerais de vote partisan et alors, si le parti gagnant à moins que 50 % du vote, le vote populaire me semble à l’endroit des autres partis réunis.

Une réponse à « Le VPP de Bertrand Lemire et l’Entente transpartisane de mai 2018. »

Répondre à Robert Lachance Annuler la réponse