Pour que tout vote compte à la désignation du premier ministre.

En vertu de l’habitude, non de la loi électorale, à la suite d’une élection, le lieutenant-gouverneur nomme premier ministre de fonction le chef du parti qui a remporté le plus de circonscriptions. Par exemple, en 2018, la CAQ a remporté 74 circonscriptions, l’honorable J. Michel Doyon a nommé François Legault premier ministre. (Si quelqu’un trouve quelque objection à mon affirmation, je lui serais reconnaissant de nous le signifier en commentaire)

Un sondage Léger publié le 22 mai nous fait savoir que si une élection sans campagne électorale, utile de préciser, avait eu lieu quelques jours avant, la CAQ aurait remporté environ 107 circonscriptions, le PLQ 12, QS 5 et le PQ 1. François Legault aurait été élu dans sa circonscription et J. Michel Doyon l’aurait nommé premier ministre. Dominique Anglade comme chef du PLQ, serait devenue j’imagine cheffe de l’opposition officielle, QS et le PQ ne seraient plus troisième et quatrième groupe d’opposition, sans les avantages que ça comportaient.

Notre Assemblée nationale compte 125 député/es. Pour devenir premier ministre, s’il n’y a que 2 partis et aucun/e candidat/e indépendant/e, un chef de parti doit gagner 63 circonscriptions; le chef de l’autre parti en obtient alors 62. Comme il n’y a pas eu de candidat/e indépendante élu/e en 2018, je n’ai pas prévu cette éventualité au tableau. Je n’ai pas prévu non plus une égalité entre les deux partis si un/e élu/e à autres partis. À faire au prochain sondage en juin.

S’il y a d’autres gagnant/es que ceu/les à deux partis, la première colonne continue à indiquer combien de circonscriptions un chef doit obtenir pour être nommé premier ministre.

À une victoire à 63 contre 62, à première vue, mathématiquement, tous les votes comptent, ceux aux candidat/e perdant/e établissent le seuil, ceux au parti gagnant la victoire. En fait, ne comptent que ceux nécessaires à la victoire circonscription par circonscription, soit deux fois le nombre de votes du candidat/e qui arrive deuxième plus un.

Émotivement, pour qui vote pour gagner, ne compte que les votes du candidat/e victorieu/se.

Sous ces conditions, la dernière ligne du tableau indique qu’à la limite, un chef de parti peut devenir premier ministre avec seulement 33 candidat/es élu/es, soit par aussi peu qu’environ 26,4 % des électeur/es. Par quel pourcentage aurait-il été élu si chaque électeur/e avait voté pour ou pour un/e autre candidat/e à la fonction.

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