Courriel à partis sans élu/e en 2018, 2.

Courriel ouvert, à :


Parti vert du Québec,

Parti conservateur du Québec,

Nouveau parti démocratique du Québec,

Citoyen au pouvoir du Québec,

Bloc pot,

Parti nul,

Parti marxiste-léniniste du Québec,

Parti libre,

Équipe autonomiste,

Parti 51,

Parti pour l’indépendance du Québec,

Climat Québec,


Le 20 décembre dernier, Jean-Pierre Charbonneau, président du Mouvement démocratie nouvelle, nous laissait savoir dans une lettre ouverte au Premier ministre, publiée au Journal de Montréal et le lendemain au Devoir, que l’un des principaux conseillers de ce chef d’État l’a avisé par téléphone que


« vous, votre gouvernement, vos députés et votre parti renonciez à votre engagement électoral de faire adopter pendant ce mandat un nouveau mode de scrutin de type proportionnel. Plus encore et plus grave, il nous a indiqué que vous n’avez pas l’intention de faire du changement du mode de scrutin un enjeu de la prochaine élection et donc de rester cohérent, en faveur d’une réforme fondamentale. »


À prochaine élection, je comprends ici celle du 3 octobre prochain et non la partielle prévue dans Marie-Victorin, avant mi-mai prochain.


Je suis désolé pour tous ceux et celles que la nouvelle afflige, en particulier les volontaires qui promeuvent le proportionnel mixte à listes régionales depuis 20 ans au MDN. Quand même, à la place du Premier ministre, j’aurais prit la même décision, sans faire un Justin Trudeau de moi-même. Pour moi, ce Pl °39 monarchique, quatre trente sous pour une piastre, n’en valait pas le dérangement et je suis heureux de son retrait. Son coût, n’en valait pas le coup et ce n’est pas imputable à la Ministre Sonia Le Bel. Elle le marrainait servilement pour la CAQ/Équipe François Legault, lourde d’ex-adéquiste grâce à Mario Dumont. La Coalition voulait d’un nouveau mode de scrutin en 2016-2018 après 2014 mais moins en 2019 après octobre 2018; juste avant la Covid-19, quelle emmerdement survenant à point nommé pour prétexte !


Comme vous savez de ma correspondance antérieure, j’ai assez commenté à la Commission des institutions ma position après lecture des 45 mémoires à elle soumis; j’ai proposé une alternative simple et livrable pour application dès octobre prochain; mais paradigmatique. J’aurais été le plus surpris du monde si un changement de cet ampleur, un vote fractionnaire à l’Assemblée nationale plutôt qu’unitaire, mémoire de Jon Breslaw, 001M, et illustration au Pl °78, avait été analysée en détail, adoptée et sanctionnée à temps.


L’Entente de 2018 portait sur une solution rejetée faute de consensus vers 2007-2010 plutôt qu’un souci de représentation équitable vers 2026. Je me suis intéressé à l’établissement d’un nouveau mode de scrutin au départ pas pour la proportionnalité mais pour l’exercice du droit de vote dès la naissance, par un ou deux parents le temps nécessaire, bien entendu. Pour moi, la distorsion engendrée par l’absence d’une représentation électorale évidente des moins de 18 ans est plus néfaste au bien national du prochain siècle que celle due au manque de proportionnalité entre le vote gagné et le nombre de député/es obtenu/es du siècle dernier. J’estime grossièrement la première distorsion permanente et de l’ordre de 20 %, la deuxième occasionnelle et de moins de 20 %. Je ne nie pas l’importance de la première.


Le même souci présenté sous un autre angle, l’attribution d’une voix intégrale aux parents. On peut estimer que les parents n’ont que la fraction d’une voix en représentativité car il n’est pas difficile de croire que quand il/le votent, il/le fractionnent celle-ci à leur nombre d’enfants, en leur faveur. Le principe d’une personne un vote n’est plus respecté. La mesure aurait pour mérite d’abaisser l’âge moyen de l’électorat qui se situe pas loin de 60 ans alors que l’âge moyen de la population est plus près de 40. Je ne sais pas si mise en place en 1970 elle aurait évité que 50 ans plus tard, l’on se retrouve avec un manque de main-d’oeuvre qualifié et moins pour notre prospérité et bonheur, à combler maintenant par une immigration plutôt que notre descendance d’ici une trentaine d’années.


Par ailleurs, j’en suis aussi maintenant à l’exploration de l’idée de remplacer le principe une personne une voix par celui d’une année d’espérance de vie, une voix. Ainsi, une personne de 12 ans aurait environ 70 voix, une de 72, 10. Ça va chercher !


Le passé québécois nous enseigne qu’il y a peu d’espoir d’un nouveau mode de scrutin suite à l’élection d’un gouvernement majoritaire. Place à des gouvernements de coalition ? Sous un couvert vertueux de stabilité, le Pl °39 maintenait la certitude d’une majorité démesurée en cas de mouvement de foule et un régime d’alternance devenu désuet avec l’addition de groupes d’opposition de rang à l’officielle. Place à la diversité en politique comme pour le savon et la pâte à dents ?


Maintenant. Une partielle est prévue dans la circonscription de Marie-Victorin, suite à la démission de Catherine Fournier justifiée par son élection à la mairie de Longueuil. Il ne faut pas manquer cette occasion de donner aux électeur/es la chance d’apprendre sur les effets pervers du mode de scrutin actuel et sur le peu de respect qu’Équipe François Legault gouvernement a à leur égard comparé à celui qu’il a pour ses membres et son parti. Le débat prévu à l’Entente transpartisane qui n’a pas eu lieu lors de la campagne électorale de 2018 y aurait sa place à titre d’exercice avant la pleine pour ne pas écrire foule campagne nationale avant le 3/10/ 2022.


Je m’y prépare. Que non seulement chaque voix compte, mais que chaque personne compte idéalement également ou mieux. Pour un siècle, sinon des siècles et des siècles, en cette époque de réchauffement climatique hors contrôle politique.

Robert Lachance


Agent de recherche et de planification politique, un électeur sur A en Taschereau, le même sur B en Capitale-Nationale, le même sur C en l’État du Québec où en 2018, A égalait 49 619, B 367 483 et C 6 169 772.


P. S. « Le directeur général des élections croit qu’il devrait disposer d’une plus grande flexibilité pour déterminer les meilleurs moyens d’atteindre les objectifs qui seraient définis dans une version révisée et moins prescriptive de la Loi électorale. Il aurait ainsi la souplesse nécessaire pour faire évoluer les processus électoraux en fonction des besoins des électrices et électeurs ainsi que des personnes candidates. » Mémoire du DGEQ et du Président de la CRÉ, janvier 2020 (027M).

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