Courriel au président de MDN.

Monsieur le Président et cosignataires,
Avec respect, reconnaissance et empathie, après lecture de votre lettre ouverte adressée au premier ministre, je suis allé relire l’introduction du mémoire que vous avez présenté avec Françoise David pour le MDN à la commission des institutions en janvier 2020 La réforme du mode de scrutin au Québec : Un rendez-vous avec l’Histoire à notre portée. (004M sur le site de la Commission des institutions de l’Assemblée nationale.) 
À l’audition, j’étais derrière vous et Françoise, en personne, puis après loin devant sur Internet. C’était quelques semaines avant les mesures sanitaires contre la Covid-19; en curieux de l’édifice parlementaire renouvelé et de l’activité mais pas que. À l’occasion du 400e de la Ville de Québec, un intérêt pour sa démographie m’avait fait m’attardé à l’avenir de sa population sur 100 ans. À l’aide des travaux de Jacques Henripin, démographe et polémiste, j’avais estimé qu’en 2108, sans immigration, la ville ne compterait plus qu’environ 200 mille habitants plutôt que quelque 500 mille alors.
J’avais signalé par plusieurs lettres le fait à notre mairesse d’alors Andrée P. Boucher. Elle est décédée peu après. Régis Labeaume l’a remplacée. J’ai eu un accusé de réception où j’ai compris que la démographie n’était pas de compétence municipale. Mais là n’est pas la question.
L’introduction du mémoire m’apprends que le MDN « est un rassemblement d’individus et d’organismes de la société créé, il y a vingt-ans, pour revigorer et renouveler notre démocratie qui n’est pas – et cela depuis fort longtemps – à la hauteur du principe fondamental de l’égalité de toutes les citoyennes et de tous les citoyens au sein de la Cité. Dans une démocratie représentative digne de ce nom, la sélection des élues et des élus doit se faire selon un système qui fait en sorte que les personnes qui ont le droit de vote détiennent un pouvoir équivalent de choix, obtenant ainsi que leurs opinions et leurs idées politiques soient représentées. Toutes les participations citoyennes doivent avoir la même valeur. Chaque voix doit compter de la même façon. »
En vertu du principe fondamental de l’égalité de toutes les citoyennes et de tous les citoyens au sein de la Cité que vous mettez de l’avant, je crois que les Québécois/es de moins de 18 ans, sauf exception, sont des citoyen/nes. Conséquemment, je suis pour qu’il/les détiennent un droit de vote et une modalité de son exercice, par exemple par procuration le temps qu’il faudrait. La charte canadienne des droits de 1982 accorde manifestement le droit de vote à tout/es citoyen/nes canadien/nes. La charte québécoise moins manifestement. Voilà pour expliquer un premier et pas que.
Cette idée d’égalité entre moins ou plus de 18 ans quant au droit et à une modalité d’exercice du vote pourrait justifier le qualificatif Nouvelle dans le nom Mouvement Démocratie Nouvelle et l’ambition d’un rendez-vous avec l’Histoire. À notre portée ? En tout cas plus que celle maintenant du mode de scrutin non-proportionnel mixte compensatoire à listes régionales de l’Équipe François Legault, maintenant avorté.
Il n’y a pas que le vote des moins de 18 ans à et pas que. Au fil d’un commentaire puis neuf autres à la Commission après lecture des 45 mémoires et réflexion, j’en suis arrivé à inventer un mode de scrutin fractionnel ou fractionnaire inspiré des mémoires 001M de Jon Breslaw et d’un autre du DGE 2007-2010 pour le Pl °78. L’invention en évolution ramenait possible un nouveau mode de scrutin dès octobre 2022.
Le prix à payer pour les élu/es était le fait de disposer désormais d’une voix législative fractionnelle ou fractionnaire en proportion de la population représentée au lieu d’une voix intégrale. Idée à débattre à la partielle en Marie-Victorin ? Je documenterais. Le gain ? Une deuxième bonne raison pour l’organisation collective MDN de passer à l’Histoire.
Une fois considérée possible l’idée de poids législatif proportionnel à la population totale plutôt que proportionnel à la population élective inscrite, celle d’une démocratie à consentement mutuel m’est venue pour réaliser d’un coup la parité homme/femme. Les hommes et les femmes y partageraient, ce qu’on nomme le pouvoir dans la loi et que je renomme la charge, à 50-50 %. Les élu/es y auraient un poids législatif fractionnaire inversement proportionnel à leur nombre à partir de 63-62 en raison de leur sexe. Maintenant que nous sommes en zone 40-60.
Cette invention n’en est pas au point d’être applicable dès octobre 2022; doucement ! Idée à débattre à la partielle en Marie-Victorin ? Ça serait excitant ! Je pense que les électeur/es y auront l’écoute  et l’envie de plusieurs chef/fes de parti sans élu/es à l’Assemblée nationale. Je suis en correspondance. Troisième bonne raison pour que le collectif MDN mérite son N et ainsi, passe à l’Histoire.
C’est là que je suis rendu, du du du.
Robert Lachance,accélérando.
un électeur sur X dans une circonscription, le même sur Y dans une région, le même sur Z dans une population.

P.S. « Le directeur général des élections croit qu’il devrait disposer d’une plus grande flexibilité pour déterminer les meilleurs moyens d’atteindre les objectifs qui seraient définis dans une version révisée et moins prescriptive de la Loi électorale. Il aurait ainsi la souplesse nécessaire pour faire évoluer les processus électoraux en fonction des besoins des électrices et électeurs ainsi que des personnes candidates. » Mémoire du DGE et du président de la CRÉ, janvier 2020.

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