Courriel à Raphaël Canet, coordonnateur pour MDN concernant le Pl °39.

Heureux d’avoir fait brièvement votre connaissance en présence à Trois-Rivières.

Voilà où j’en suis après le discours du Premier ministre.

Dans une éventuelle constitution pour le Québec, étant donné l’empreinte humaine et les changements climatiques qu’elle occasionne, j’invite à réfléchir à « que l’on passe du principe une personne un vote à celui d’une année d’espérance de vie, une voix ». Ainsi, une personne de 12 ans aurait environ 70 voix, une personne de 70 environ 12. La mesure abaisserais légèrement l’âge moyen ou médian de l’électorat mais fortement son âge cognitif, affectif et énergique.

J’ai vu sur Facebook qu’un père avant-gardiste avait laissé à leurs deux enfants de moins de 10 ans le privilège d’écouter le débat des chefs fédéraux afin d’avoir leurs avis avant de voter. Il s’y trouve une vingtaine de commentaires.

Je ne voulais pas faire de peine à personne en traitant sur la Facebook du MDN quelque part le mixte compensatoire du Pl °39 de réchauffé de 2003-2010. J’étais conscient que ça pouvait arriver, proportionnellement au nombre de personnes qui liraient. Alors, je l’ai traité ainsi, prévoyant qu’il n’y aurait pas foule et que je ne ferais pas grand peine.

Si l’on tient à l’exercice d’un nouveau mode de scrutin dès la prochaine élection nationale prévue le 3 octobre 2022, j’y tiens, le mixte compensatoire du Pl °39 n’est plus de mise en retour au feuilleton du leader parlementaire, il nécessite une refonte de la carte électorale impossible à réaliser maintenant. Il devrait être retiré par Sonia LeBel comme l’a été le référendum. Donc il faut trouver une alternative.

L’esprit de l’entente de mai 2018 était de réduire la distorsion, l’écart entre le pourcentage de votes et le nombre de sièges obtenus en évitant les élection à répétition et en introduisant une représentation régionale. La priorité n’y est pas que chaque vote compte, idéalement également ni l’évolution qui s’impose au régime électoral.

On sait qu’avec le mode actuel, le majoritaire uninominal un tour, SMUT, on ne se contera pas d’histoires, on est loin du compte que chaque vote compte. Julien Verville a fait le compte pour 2018 : au meilleur 45,5 % des votes valides ont élu. De ce pourcentage, 8,5 % n’ont pas fait élire de député/es ce qui fait que le compte serait plutôt de 28,9 %. Ainsi, « c’est seulement 19,2 % des citoyens québécois en âge de voter qui ont permis d’élire les 74 députés caquistes qui pourront exercer 100 % du pouvoir législatif et exécutif pendant 4 ans. » J’entends un imitateur d’artistes à À la semaine prochaine s’exclamer genre sa victime, Allo !

Aux consultations particulières et auditions publiques tenues en janvier et février 2020 par la Commission des institutions, des experts ont suggéré deux formes de scrutin préférentiel, l’une à un l’autre à deux tours. Ça n’exige pas une refonte de la carte électorale, que l’ajustement de ou l’ajout de quelques articles à la loi actuelle. Faisable et facile d’adopter d’ici juin prochain. Si j’ai bien compris, on passerait à plus de 50 % au meilleur du paragraphe précédent. On est loin du compte que chaque vote compte, dont la majorité de ceux des électeur/es perdant/es.

L’idée m’est venue de modifier le SMUT, de créer deux cagnottes à même ces votes aux candidat/es perdant/es au profit des élu/es par régions administratives ou par partis. Pour ce faire, je propose après avoir lu le mémoire qu’a présenté Jon Breslaw à la Commission des institutions de l’Assemblée nationale, qu’un/e député/e lors d’un vote dispose d’une voix à poids proportionnel à la population de sa circonscription plutôt que de un à chacun comme actuellement. Ce poids de circonscription serait amplifié grâce aux cagnottes de région ou de parti amassées. Ça va chercher dans l’innovation, François Legault est fan d’innovation ! 

L’électeur avant le parti ou le parti avant l’électeur ? Ça donne à réfléchir !

Et pour que chaque personne compte plutôt que chaque vote compte en attendant que chaque année à vivre compte, j’aimerais bien savoir à quoi pensait le directeur général des élections quand il a écrit au sommaire de son mémoire pour la Commission des institutions début 2020 concernant le Pl °39 :

« Le directeur général des élections croit qu’il devrait disposer d’une plus grande flexibilité pour déterminer les meilleurs moyens d’atteindre les objectifs qui seraient définis dans une version révisée et moins prescriptive de la Loi électorale. Il aurait ainsi la souplesse nécessaire pour faire évoluer les processus électoraux en fonction des besoins des électrices et électeurs ainsi que des personnes candidates. »

Robert Lachance,

Un électeur sur 49 619 dans Taschereau, un électeur sur 567 483 en Capitale-Nationale, un électeur sur 6 169 772 en l’État du Québec et une personne sur 8,388 millions de gens en pays en 2018. Maintenant au premier juillet 2021.

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