Courriel à Stéphane Rouillon auteur d’un mémoire à la Commission.

J’ai relu votre fort phare éclairant et original mémoire à la Commission des institutions et remarqué que vous avez cette fois soumis à titre personnel. J’aime bien votre façon d’examiner les résultats d’élections éventuelles sous l’angle de la stabilité. À quand un souci de continuité, vous m’y avez fait penser.


Sans indiscrétion, avez-vous été invité par la ministre Sonia Lebel à soumettre pour avoir été ou être encore Président du Conseil Démocratie et Citoyenneté de Montréal ou expert en modélisation ?


Deuxième curiosité, membre du comité d’experts du DGEQ sur Les modalité d’un mode de scrutin mixte compensatoire, c’est en 2007-2010 ou récemment ?


LinkedIn m’a signalé récemment que vous m’avez trouvé chez lui. Je ne m’y cherche pas de travail, 77 ans, rentier, je me divertis. J’y ai répondu par curiosité à un invitation de Jean-François Lisée, je dirais.


Ceci écrit, depuis mes courriels des 6 et 7 avril j’ai poursuivi ma démarche pour un nouveau mode de scrutin. J’ai remis à plus tard l’idée de remplacer le principe d’une personne un vote par celui d’une année d’espérance de vie, une voix, mois celle de parité par pondération selon votre formule pour stabilité. Opérationnellement, le passage sera facile d’ici 30 ans disons. Politiquement, avec le réchauffement climatique, la question me semble avoir du sens pour plus de justesse et justice intergénérationnelle.


Donc, en cherchant un mode de scrutin où tout vote compterait, idéalement également, j’en suis arrivé à inventer le mode de scrutin fractionnaire ou fractionnel uninominal un tour (SFUT). C’est du SMUT proportionnel, ça pourrait s’appeler SMUT.2, plus digeste que le mixte compensatoire pour le PLQ je pense.


Il me semble qu’il serait possible d’adopter à temps à l’Assemblée nationale pour usage dès le 3 octobre 2022, contrairement au mixte à compensation régionale. Que tout vote compte est le souhait via le Mouvement Démocratie Nouvelle, de 1,5 million de représenté/es par divers organismes dont plusieurs ont déposé un mémoire chargé à la Commission. Éventuellement renversant à l’occasion d’une campagne électorale !


La nouveauté en SFUT, à part un vote fractionnaire pour les élu/es, ce n’est pas rien, est que les votes des électeur/es perdant/es, les votes aux candidat/es perdant/es, y servent à garnir des cagnottes de région, sinon une cagnotte de parti, en faveur de candidats gagnant/es du même parti de la région, sinon du parti. Grâce à ça, tous les votes ont une place à l’Assemblée nationale.  Une image vaut 1000 mots …

… dont ceux-ci. Le Québec compte 17 régions administratives; leurs numéros et noms font les entêtes de rangées. En colonnes suivantes, se trouvent une compilation des votes à l’élection nationale de 2018. La première présente le nombre total de votes gagnants en circonscription par région puis plus bas le nombre total de votes gagnants, 1 871 319; de votes aux cagnottes de région, 987 017; de votes à partis avec député/es, 989 654; de votes à Autres, 185 548; finalement, nombre de votes valides, 4 033 538. La dernière colonne fait le total de votes par région, toute attribution. Le contour blanc y est accidentel et en attente de correction.
J’en suis à 8 commentaires à la Commission; elle a modifié son dispositif de réception de commentaires, subdivisé en plusieurs encadrés à questions précises. La Commission doit faire parvenir à ses 15 membres, 8 de la CAQ, 4 du PLQ, 1 de QS, 1 du PQ et à Guy Ouellette, indépendant. Quelle belle illustration de disproportionnalité quant aux pourcentages de votes obtenus par parti. Ces 8 commentaires sont en archives sur mon blogue RJJYL.blog.
J’ai informé une dizaine de chefs de parti sans député/e à l’AN que je démarchais pour un SMUT.2 dès octobre 2022. Ils seraient les premiers à en sortir gagnants au dépend de la CAQ majoritaire, comme 100 % des électeur/es plutôt que 46,4, soit 1 871 319 divisé par 4 033 538. Ça me semble aller dans le sens de :
« Chaque électeur devrait avoir droit à la représentation, sans aucune forme de discrimination quant à la taille du groupe auquel il désire exprimer son appartenance. » 

et « La concurrence est la clef de bien des succès. Ce principe nous l’avons appliqué à l’économie et il est temps de l’appliquer en politique. Une société riche de ses choix est une société riche. En ce sens, la multiplication des options offertes par les partis politiques est un investissement. »


Cordialement,
RJJYL

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