Courriel ouvert à Alex Tyrrell du Parti vert du Québec.

Alex Tyrrell

Chef du Parti vert du Québec

Digne électeur d’une circonscription, d’une région et d’un État,

J’ai remarqué votre présence le 14 avril dernier à la manifestation concernant le Pl °39 et suis retourné à la Facebook du Mouvement Démocratie Nouvelle pour vous réécouter. Fort bien ! J’avais pris connaissance avec intérêt et au complet du mémoire que vous avez présenté pour le Parti Vert du Québec à la Commission des institutions concernant ce projet et je pense vous avoir compris. Je partage avec des nuances vos positions, en particulier que :

« Une réforme du système devrait donc assurer un lien significatif entre les électeur-trice-s et les élu-e-s, une présence des partis émergents au sein de l’Assemblée nationale, et devrait contribuer à une meilleure représentation des femmes, des jeunes et des communautés ethnoculturelles. »

« Permettre le vote à partir de l’âge de 16 ans. » 

Je suis pour une modalité d’exercice du droit de vote dès la naissance, par procuration aux parents le temps nécessaire bien entendu; c’est dire que je suis pour le vote dès 16 ans. Cependant, ma position est que ce changement minime n’abaisserait pas de beaucoup l’âge moyen de l’électorat qui se situe au dessus de la cinquantaine et ça donne un véhicule politique lourd de l’arrière. J’ai la formule 1 à l’oeil et l’oreille depuis l’époque de Gilles Villeneuve… C’est un modèle d’organisation.

Plus audacieux que l’exercice du droit de vote dès la naissance, je lance l’idée, pas l’alerte, que l’on s’ajuste en démocratie du principe une personne un vote à celui d’une année d’espérance de vie, un vote; réchauffement climatique. Sous ce principe révolutionnaire, pour exemple, une personne de 22 ans aurait environ 60 voix, une de 72, environ 10 voix. L’espérance de vie à partir de la naissance se situe à environ 82 ans. 

Ce préambule écrit, j’admets que je n’ai pas soumis comme vous et d’autres de mémoire à la Commission des institutions début janvier 2020 mais j’ai assisté à quelques présentations dont la vôtre en salle et d’Internet. J’ai lu au moins sommairement les 45 mémoires déposés. Depuis janvier 2021 j’ai soumis 8 commentaires à cette commission, lui  exposant l’inopportunité du référendum prévu et un tableau exposant l’ampleur des demandes de bonification par une convaincante majorité d’intervenants. Les huit commentaires sont publiés en archives sur mon blogue personnel RJJYL.blog/. Je m’y présente au naturel.

Au fil de ce noble divertissement,  j’ai découvert le Mouvement Démocratie Nouvelle et sa contribution remarquable à ce que tout vote compte. À cet effet, l’idée m’est venu d’un mode de scrutin qui allouerait les votes aux candidats perdants à des cagnottes régionales ou à une de parti en faveur de leur parti. Ainsi, chaque vote obtiendrait une place à l’Assemblée nationale soit par l’élu/e d’une circonscription, soit par un/e ou plusieurs élu/e de la région ou soit par l’entremise des élu/es d’un parti. En 2018, moins de 50 % des votes ont compté. Avec ce mode, 100 % des votes auraient compté, dont ceux des électeur/es du Parti Vert.

Inspiré par les mémoires de Jon Breslaw, la représentation fractionnelle, 001M au site de la Commission, et de Stéphane Rouillon, SMUT et prime de stabilisation, 034M, j’invente le SFUT, scrutin fractionnaire ou fractionnel uninominal un tour. C’est du SMUT.2; j’ajoute au SMUT.1 du proportionnel en utilisant à l’avantage des régions ou des partis, les votes perdants. À ce mode, l’élu/e dispose d’un poids législatif variable en proportion de la démographie de sa circonscription et des cagnottes plutôt que le traditionnel une voix intégrale. Je trouve paradigmatique !


J’ai lu que vous suggérez de réduire le nombre de régions de 17 à 9 par regroupement de 14 d’elles en 6. À 17 régions, à partir des résultats de l’élection de 2018, le tableau suivant expose comment les 4 033 538 bulletins valides se seraient rendus à l’AN : les 1 871 319 + 2 270 gagnants accordés aux élu/es via ceux-ci, 987 017 autres via un/e ou plusieurs de ces élu/es d’une région et le reste, 21 065 via les élu/es de la CAQ; 257 100 par ceu/les du PLQ; 351 551 par ceu/les du PQ; 357 668 par ceu/les de QS; les 185 548 autres, dont les 67 870 du PVQ d’une manière à déterminer. À 9 régions, les poids totaux des partis demeureraient les mêmes mais plus de poids irait aux régions plutôt qu’à l’État.

Par ailleurs, je retiens du mémoire du DGE que :

« Le directeur général des élections croit qu’il devrait disposer d’une plus grande flexibilité pour déterminer les meilleurs moyens d’atteindre les objectifs qui seraient définis dans une version révisée et moins prescriptive de la Loi électorale. Il aurait ainsi la souplesse nécessaire pour faire évoluer les processus électoraux en fonction des besoins des électrices et électeurs ainsi que des personnes candidates. »

J’ai suivi assidument la Facebook du MDN et commenté régulièrement ses publications. Il a mis de la pression sur le gouvernement le printemps dernier et en a ajouté il y a quelques jours. Il compte toujours sur un nouveau mode de scrutin dès octobre 2022. Comme il n’y a plus de temps pour refaire la carte électorale, il est impossible que ce soit le mixte compensatoire. Alors, d’ici décembre 2021 et pour juin 2022, il faut trouver autre chose et je m’y valorise.


Cordialement,


Robert Lachance


Un électeur sur 49 619 dans Taschereau,

le même sur 567 483 en Capitale-Nationale,

le même sur 6 169 772 en l’État du Québec,le même sur 8,388 millions de gens là en 2018.

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